2 velos pour le Burkina Faso

Samedi, 06 Février 2010 18:27 Pascale
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Pendant les vacances de février, Louise 13 ans et demi et Pascale, la maman, toutes deux adhérentes de REVV, sont parties dans un petit état africain pour sillonner les pistes de la brousse en vélo.
Pas n'importe quels vélos ! Des vélos préparés, équipés et donnés par REVV.
A la fin de leur randonnée, les vélos ont été laissés à une association locale, pour un usage plus qu'utile, dans ce pays où la bicyclette reste l’un des principaux moyens de transport.

Jean prépare le vélo de Pascale à la Maison du Vélo Bambrigoani, fin du voyage pour les vélos

Le séjour a été génial. Certes, il a fait très chaud (35° en journée et à l'ombre), certes, le pays est très pauvre, mais les gens sont incroyablement gentils. Que de bonnes rencontres !

A cause de la chaleur, nous avons peu pédalé (enfin moins que nous ne l’aurions souhaité).
Et pour nous rendre plus au nord (Dori et Gorom-Gorom, villes un peu plus touristiques), nous avons emprunté parfois d’autres moyens de transport, mettant les vélos sur (ou dans) les cars ou taxi-brousse, empruntant motos ou 4x4, et randonnant même une fois à dos de dromadaires.

Nous avons pédalé le long de la route goudronnée qui va au nord (direction Dori); même sur cet axe important, il y a très peu de circulation motorisée. Nous avons également pris des routes secondaires, qui sont en fait des pistes de terre rouge. Et lorsque nous croisons un véhicule, un nuage de terre nous enveloppe et nous colore. Nous avons roulé en moyenne 35 à 40 km par jour, avec de longues pauses aux heures chaudes à l’abri des rares arbres, souvent des épineux. Ces épineux très nombreux dans cette zone très aride, ont engendré de nombreuses crevaisons.

Louise pédalant sur une piste du Sahel Autour du puits

A part 2 nuits à l'hôtel, nous avons dormi le reste du temps dans des villages, l’occasion de partager des moments de la vie très simple de ces gens appartenant à différentes communautés : mossis, peuhls ou gourmantchés.

Les femmes pilent le mil, repas quotidien Femmes dans un village du Burkina Faso Repas des enfants

Nous avons laissé nos vélos dans une petite association franco-burkinabé, dans un petit village (Bambrigoani près de Coalla) non desservi par les transports en commun. Dans l'avion nous avions rencontré une adhérente de cette association et nous avons passé 3 jours dans ce village avant de rentrer à Ouagadougou puis en France.

L’association « Via Nebba » (http://www.vianebba.fr/) basée à Amplepuis près de Lyon, participe, depuis 25 ans, avec l’aide des habitants, au développement économique de cette zone. Ce sont des petits projets qui ont été réalisés, mais qui ont apporté de grandes améliorations dans la vie des villageois. Les activités de l’association : le parrainage d’enfants pour payer leurs frais de scolarité, des micro crédits pour les associations de femmes, la rénovation du collège, mise en place de panneaux solaires, …. et bien sur, prêt de vélos maintenant.

Le plaisir de pédaler sur les pistes Enfants dans un village

Pour les déplacements à vélo, le Burkina est un pays idéal : plat, peu de circulation (sauf dans les grandes ville où la circulation est anarchique) et beaucoup de déplacements doux. Bien sur, il reste la chaleur et les épines. Politiquement, c'est un pays très stable.

Réparateurs vélos Rare véhicule sur la route

Nous retiendrons la dureté de la vie dans ce pays sahélien démuni, et malgré tout le sourire, le respect, l’honnêteté, la générosité, la solidarité et la gentillesse des gens. Nous avons reçu une bonne leçon d’humilité, qui nous fait bien réfléchir sur notre surconsommation et notre matérialisme excessif dans nos pays dits « développés ».

Le succès de Louise Enfants
Le succès de l'appareil photo numérique Une concession dans un petit village
Pédaler au Burkina : Dim lights Embed Embed this video on your site
Mise à jour le Mardi, 08 Juin 2010 06:40