Un voyage commémoratif de la première randonnée cycliste de l’histoire

Vendredi, 03 Juillet 2009 15:11 Jean René Carré
Imprimer
Pourquoi refaire aujourd’hui le voyage des frères Olivier ?

    Keizo Kobayashi pensait depuis longtemps à refaire le voyage des frères Olivier.  Son attachement à ce voyage, il l’explique ainsi : « au cours de mes années de recherches sur l’invention du vélocipède et de rédaction de ma thèse d’histoire, j’ai pratiquement vécu dans l’intimité de René et Aimé Olivier qui sont finalement devenus mes amis. Le vélo est depuis toujours une passion pour moi, même si je ne suis qu’un cycliste pratiquant ordinaire. Et je voudrais partager et revivre avec les frères Olivier le voyage de Paris à Avignon qu’ils ont effectué en août-septembre 1865 »

    Keizo Kobayashi entend aussi à cette occasion rappeler le rôle pionnier que la France a joué dans l’invention du vélocipède et dans le développement de son usage.
 
 
Le parcours du voyage des frères Olivier en 1865 (document autographe)
 
Une préparation pour le 150° anniversaire de ce voyage historique
    Keizo Kobayashi a le projet de refaire de nouveau ce voyage en 2015, pour son 150° anniversaire (1865-2015), mais cette fois avec le vélocipède qu’ont utilisé les frères Oliver : le mythique vélocipède Michaux. Il est d’ailleurs prêt « si ce projet intéresse d’autres cyclistes et passionnés de vélos, à partager avec eux la joie de revivre ce voyage sur les vélos de l’époque ».

    Rappelons que Michaux est cet artisan-constructeur parisien qui eut le premier au monde l’idée -en 1861- d’ajouter des pédales à une “Draisienne” (sur l’axe de la roue avant), donnant naissance au premier authentique vélocipède de l’histoire, permettant ainsi de transformer l’engin du baron von Drais en un véritable véhicule capable de réelles performances routières. Quant aux frères Olivier, lyonnais d'origine, ils étaient ingénieurs et sportifs. Fermement convaincus des perspectives de développement du vélocipède, ils ont repris en 1869 l’entreprise Michaux. Ce voyage de Paris à Avignon était pour eux un excellent moyen de démontrer au public les capacités nouvelles qu’offrait le vélocipède.
 
    Notons à ce propos que les vélocipédistes devaient déjà à cette époque être assez nombreux dans la Drôme, puisqu'en 1868- la maison MICHAUX, faisait régulièrement dans le “Courrier de la Drôme et de l'Ardèche" de la réclame pour ses vélocipèdes, vantant ses "grands perfectionnements" et son "nouveau et excellent système de graisseurs".

 

                                                         Le vélocipède Michaux :

 
 
 
 
Mise à jour le Jeudi, 16 Juillet 2009 13:30